Organicisme, sémiotique, et pseudogènes
摘要
This article explores the intersection of the study of life and meaning by examining the relations between organicism and biosemiotics. More specifically, it focuses on the view that organisms exhibit self-organization (autopoiesis) and causal circularity beyond mechanistic or purely genetic explanations. Biosemiotics, drawing on Peirce’s triadic model and Uexküll’s Umwelt, sees living beings as interpretive systems. Combining these perspectives, the article argues for their complementarity in understanding links between genotype, phenotype, and environment. To illustrate this, it discusses the case of pseudogenes. Through this case, the article argues that the organizational perspective could be enriched by integrating semiotic concepts to its framework, helping to better grasp the dynamics of biological functions. Cet article examine l’articulation entre l’étude de la vie et celle du sens en examinant les relations entre l’organicisme et la biosémiotique. Plus spécifiquement, il s’intéresse à la conception selon laquelle les organismes réalisent une auto-organisation (autopoïèse) qui dépassent les explications mécanistes ou purement génétiques. La biosémiotique, s’appuyant sur le modèle triadique du signe de Peirce et le concept d’Umwelt de Uexküll, considère les êtres vivants comme des systèmes interprétatifs. La complémentarité de ces perspectives est mise en avant pour comprendre les liens entre génotype, phénotype et environnement. Pour illustrer cette approche, il examine le cas des pseudogènes. À travers cet exemple, l’article soutient que la perspective organiciste pourrait être enrichie par l’intégration de concepts sémiotiques à son cadre, afin de mieux saisir la dynamique des fonctions biologiques.